
La loi anti (ultra) fast fashion entre officiellement en vigueur ce 1er septembre Vous paierez désormais plus cher vos articles Temu ou Shein
Après les vives controverses suscitées par l’arrivée de Shein au BHV et le départ consécutif de plusieurs marques du grand magasin parisien, l’ultra fast fashion encaisse un nouveau coup dur en France. La loi visant à réduire l'impact environnemental de l'industrie textile franchit une étape décisive avec l'instauration d'un malus financier.
Bien qu'aucune marque ne soit explicitement nommée dans le texte, les géants chinois du commerce en ligne comme Shein, Temu ou AliExpress sont directement ciblés. En revanche, les enseignes de fast fashion « traditionnelles » telles que Zara, H&M ou Uniqlo échappent à ce dispositif. Comme le précisait le cabinet du ministre délégué à la Transition écologique à RTL, les acteurs de l'ultra fast fashion ne sont « pas comparables avec un Zara ».
Un barème progressif pour freiner la surconsommation
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En renchérissant le coût de ces produits, l'État cherche à ralentir l'expansion fulgurante de ces plateformes et à inciter les consommateurs à la sobriété. Le barème prévoit des pénalités précises applicables dès 2026 pour chaque vêtement dont l'impact environnemental dépasse les seuils fixés. Comptez 50 centimes de taxe par boxer ou paire de chaussettes, 2 euros par t-shirt, 9 euros par jean et 12 euros par veste.
Ce mécanisme montera progressivement en puissance jusqu'en 2030, avec une limite fixée par le législateur : le montant du malus ne pourra pas excéder 50 % du prix hors taxe du vêtement.
« Avec l’entrée en vigueur de ce malus, la France, pionnière en Europe dans la lutte pour la régulation de ces pratiques, déploie un instrument puissant et efficace pour lutter contre un modèle qui repose sur le fait qu’un vêtement passe en un temps record des étals d’un magasin à la poubelle noire », fait savoir le ministère délégué à la Transition écologique.
Seconde main : l'alternative Vinted en pleine croissance
Face à ce modèle contesté, la France confirme sa préférence pour l'économie circulaire. Le premier vendeur de vêtements dans l'Hexagone n'est autre que Vinted, tandis que Shein et Temu occupaient respectivement les 5ᵉ et 24ᵉ positions du classement en 2025.
Avec 23 millions d'utilisateurs - soit plus d'un Français sur trois - et une hausse de 38 % de son chiffre d'affaires, la plateforme lithuanienne de seconde main franchit le cap du milliard d'euros de revenus, distançant largement le secteur de l'ultra fast fashion sur le marché français.

























