
5 fondations d’art incontournables à visiter dans le Sud de la France Du bord de mer aux collines provençales
Fondation Carmignac (Île de Porquerolles)
@fondationcarmignac ART NATURE CULTURE Villa Carmignac, île de Porquerolles (Var, France)
son original - Fondation Carmignac
L’expérience débute dès la traversée en ferry vers Porquerolles, la plus grande des îles d’Hyères. Une fois accosté sur cet îlot arpenté à vélo pendant la saison estivale, carte de l'office du tourisme en main, on rallie à pied ou à deux-roues cette institution créée en 2000 et ouverte au public en 2018. Le site abrite ses collections aussi bien au sein du bâtiment principal que dans son jardin arboré. Accessible jusqu’au 1ᵉʳ novembre, l'exposition Sea, Pop & Sun réaffirme les liens intimes du fondateur Édouard Carmignac avec le Pop Art. Ancien habitué de La Factory - Andy Warhol lui a même tiré le portrait - il s'impose comme le plus grand collectionneur français de Roy Lichtenstein, de sa première acquisition en 2002 (Fishing Village) jusqu'à réunir 17 œuvres du maître américain. Sous le commissariat des historiens de l'art Dieter Buchhart et Anna Karina Hofbauer, le parcours rassemble plus de 80 pièces, dont 15 issues du fonds Carmignac. Les icônes du mouvement (Lichtenstein, Warhol, Marjorie Strider, Evelyne Axell, Martial Raysse) y croisent des plasticiens contemporains qui en prolongent ou en réinterrogent les codes (Théo Mercier, Derrick Adams, Cosima von Bonin, Judy Chicago). Le Pop Art se charge ici des parfums et de la lumière de la Méditerranée.
Château La Coste (Puy-Sainte-Réparade)
@chateaulacoste Une visite artistique en pleine nature Une expérience unique à découvrir à côté d’Aix en Provence @aixmaville @Provence-Alpes-Côte d'Azur son original - Château La Coste
Au nord d’Aix-en-Provence, à Le Puy-Sainte-Réparade, le discret homme d’affaires nord-irlandais Patrick McKillen a métamorphosé ce domaine viticole racheté en 2002 en un manifeste artistique et architectural de renommée mondiale. Véritable sanctuaire qui conjugue haute gastronomie (avec huit tables au total) et hébergement haut de gamme au sein de sa villa et de son auberge, le lieu impressionne par sa densité architecturale : il aligne les réalisations de six lauréats du Pritzker Prize — Oscar Niemeyer, Tadao Ando, Renzo Piano, Richard Rogers, Frank Gehry et Jean Nouvel. L'été offre l'occasion d'arpenter un parcours bucolique de 2 h 30 à travers les espaces extérieurs, où sont disséminées plus de 40 œuvres, souvent monumentales, signées Louise Bourgeois ou Alexander Calder. Côté expositions, l'auditorium signé Niemeyer accueille les travaux de l'Américain Rashid Johnson, tandis que le domaine présente en parallèle l'œuvre de son épouse, l'artiste iranienne Sheree Hovsepian.
LUMA Arles (Arles)
Alors que les Rencontres d’Arles battent leur plein depuis le début du mois de juillet, le Parc des Ateliers confirme son statut d'épicentre culturel sous l'impulsion de la fondatrice et présidente de la Fondation LUMA, Maja Hoffmann. Dominé par la tour torsadée aux reflets métalliques conçue par Frank Gehry et ancré dans la réhabilitation d'anciennes friches industrielles, ce complexe expérimental croise culture, environnement, design et recherche. Imaginé pour s'insérer activement dans le tissu artistique, intellectuel et social de la cité arlésienne et de sa région, LUMA Arles a déjà commandité et présenté le travail de plus de 300 artistes et innovateurs. La programmation estivale donne à voir les photographies peintes (Overpainted Photographs) de Gerhard Richter, tout en faisant la part belle à l'image en mouvement avec les installations vidéo In the Veins de Camille Henrot et Delta de Verena Paravel.
Fondation Maeght (Saint-Paul de Vence)
@jacquz7 Post lunch stroll at the Fondation Maeght | where all the magics stay
Inaugurée le 28 juillet 1964 par André Malraux, la Fondation Marguerite et Aimé Maeght demeure la première fondation privée dédiée à l’art en France et abrite aujourd'hui l'un des ensembles les plus importants d'Europe, riche de plus de 13 000 œuvres. Grands marchands d’art, éditeurs et imprimeurs visionnaires de l’après-guerre - à qui l'on doit notamment l'organisation de la mythique Exposition internationale du surréalisme en 1947 aux côtés de Breton et Duchamp - les époux Maeght ont conçu ce projet au retour d’un voyage fondateur aux États-Unis, inspirés par les collections Barnes, Phillips ou Guggenheim. C’est à l’architecte Josep Lluís Sert qu’il revint de métamorphoser leur lieu de vie en ce complexe où dialoguent les œuvres de certains artistes (et amis) : Joan Miró, Alexander Calder, Fernand Léger, Georges Braque, Alberto Giacometti ou Marc Chagall. Toujours ancré dans la création contemporaine au point d'accueillir des défilés de mode - à l'instar de la collection « Les Sculptures » de Jacquemus en février 2024 - le site propose cet été deux accrochages majeurs : d'une part Ellsworth Kelly – Aux bords de l’eau, première rétrospective focalisée sur la thématique de l'eau dans l’œuvre du maître américain disparu en 2015 ; d'autre part Peter Knapp : Le Temps Courrèges, une plongée dans la révolution stylistique de 1965.
Fondation Vasarely (Aix-en-Provence)
@liane.comme.tarzan vous savez maintenant
Inaugurée le 14 février 1976 en présence de Claude Pompidou, de Jacques Chirac (alors Premier ministre) et du secrétaire d’État aux Affaires culturelles Michel Guy, la Fondation Vasarely s'impose d'emblée comme un objet architectural singulier. Élevé entre 1973 et 1976, ce bâtiment hors normes échappe aux étiquettes traditionnelles tout en incarnant l'esthétique des années 1970 par l'emploi du verre et de l'aluminium anodisé, au service d'une synthèse réussie entre architecture et design technologique. Le plasticien y a intégré 42 intégrations « in situ », conçues spécialement pour faire corps avec la structure. À l'occasion de son 50ᵉ anniversaire - une étape charnière qui scelle le renouveau de l'institution après des décennies de déboires judiciaires familiaux - la fondation présente jusqu'au 1ᵉʳ novembre l'exposition Projet pour une révolution, Vasarely et l’architecture. Pensé conjointement avec deux conservateurs du Centre Pompidou, ce parcours explore la vision du maître de l'art optique quant à l’architecture, au cœur même de ce que l'institution parisienne qualifie sans détour de « chapelle Sixtine de l’art optico-cinétique ».

























