
5 erreurs à éviter quand on porte des sandales à bout fermé Les meilleures chaussures de l'été, mais avec une touche de prudence
France
14 Août 2026
14 Août 2026
Si la nouvelle ne vous est pas encore parvenue (et à ce stade, elle devrait l'être), les sandales fermées, les mules et les sabots sont le nouveau standard de la chaussure estivale. « On sort vraiment en chaussons maintenant ? » demandent toujours les inconditionnels des chaussures à lacets — et heureusement, personne ne les écoute. Loin de nous l'idée de dénigrer les chaussures à lacets. Pourtant, quiconque connaît le plaisir des mules sait quelque chose que le reste du monde ignore.
Quelques précisions s'imposent : par souci de commodité, nous utilisons dans cet article le terme « mules » comme terme générique englobant tout, des vraies mules — avec un peu de talon et sans plateforme — aux sabots avec plateforme mais sans talon, ainsi que les chaussons, les sliders, les sabots, les slip-ons, et tout ce que vous souhaitez y ajouter. L'expérience, apparences mises à part, reste la même : une chaussure sans lacets, portable sans effort mécanique particulier, très proche d'un chausson mais jamais aussi fragile ou domestique que lui.
Certaines mules peuvent comporter une bride ou une sangle autour du talon pour plus de maintien (les puristes vous diront qu'une vraie mule n'a rien autour du talon), mais on pourrait trouver un compromis raisonnable en disant qu'une mule n'a jamais d'empeigne qui enveloppe l'intégralité du pied.
Porter des mules et des sabots n'est pas si compliqué — le style se gère presque tout seul — mais il y a quelques précautions à prendre pour éviter les faux pas qui pourraient gâcher votre look. Après tout, comme on dit, le diable se cache dans les détails. Et ce qui suit est une liste de cinq détails à ne jamais négliger.
1 – Les sabots en caoutchouc à même la peau
L'idée d'avoir la peau à nu en contact direct avec une surface synthétique lorsque la température extérieure oscille entre vingt et trente-cinq degrés est toujours un peu dérangeante. Nous sommes humains, après tout, et nous transpirons tous. Si le sabot est en cuir, en daim, en toile, en paille ou dans tout autre matériau organique et même vaguement respirant, on vous pardonne — c'est le fameux style Riviera, après tout, un peu de désinvolture fait partie du jeu. Mais si vous portez des sabots en caoutchouc ou en plastique, inutile de faire rôtir vos pieds dans ce four — enfilez une paire de chaussettes assorties et vous resterez aussi frais qu'une rose.
2 – Les couleurs incontrôlées
On peut aimer les mules et les sabots tout en admettant que, en tant que chaussures, ils sont un peu à la limite. C'est pourquoi il est important de ne pas en faire le centre absolu de l'attention dans votre look. La silhouette déjà quelque peu enfantine et naïve d'une mule ou d'un sabot n'est pas mise en valeur par des couleurs criardes et extravagantes. Pour éviter d'avoir l'air d'avoir volé ses chaussures à un enfant de six ans, mieux vaut s'en tenir à des coloris neutres ou du moins discrets — votre personnalité doit transparaître dans votre choix de style et dans l'ensemble de votre look. Rappelons-le : ce sont des chaussures, pas des panneaux de signalisation.
3 – Les chaussettes fantaisie
Les chaussettes avec des mules et des sabots sont un sujet très débattu (voir ci-dessus), pourtant dans bien des cas elles s'imposent. Soyons francs : absolument pas de socquettes invisibles, de chaussettes courtes, ni de chaussettes à motifs et petits imprimés. La chaussette doit être en tissu éponge, doit arriver à peu près à mi-mollet, peut être colorée — mais toujours et uniquement monochrome — et, dans la grande majorité des cas, ne doit pas trancher ouvertement avec les autres couleurs que vous portez.
4 – Les sabots et la tenue de soirée
Nous vivons dans un monde où la combinaison costume-baskets a cessé d'être aussi tendance qu'en 2016, si bien que l'association d'une tenue habillée avec des chaussures aussi sportives est plus incongrüe que jamais. Cela s'applique évidemment davantage au sabot sportif qu'à la mule, qui peut certes être plus élégante, même si elle reste assez décontractée. Donc si vous envisagez de faire ce qu'a fait Nicholas Braun (alias Cousin Greg pour les initiés) aux Emmy Awards 2020 — associer un costume formel à des sabots — ou de suivre l'exemple de Kanye en portant des Birkenstock Boston Clogs avec un costume bleu marine, réfléchissez-y à deux fois.
5 – L'effet « ballerine »
Le redouté effet ballerine survient lorsque la semelle d'une mule ou d'un sabot est si fine que le porteur semble ne pas avoir d'espace entre lui et le sol, le contraignant à une démarche de canard, comme s'il traînait les pieds. Comme mentionné plus haut, la différence entre un sabot et une mule réside précisément dans l'épaisseur de la semelle, qui, quel que soit le style choisi, doit exister dans une certaine mesure. Le défaut est encore plus prononcé lorsque la chaussure en question est un slip-on en toile très plat, ou le classique chausson d'intérieur que de nombreuses célébrités de la côte Ouest adorent porter en public, affichant une certaine insouciance. Inutile de préciser que, pour les célébrités comme pour le reste de la planète, ce n'est pas exactement l'un des plus grands choix stylistiques jamais réalisés.






























