Saint Laurent : Huis clos californien sous l'œil de Nadia Lee Cohen Une campagne magnétique aux airs de série B, portée par Hailey Bieber

Anthony Vaccarello continue de sculpter l’image de Saint Laurent à travers l’œil de ses complices les plus radicales. Pour la campagne Printemps, le directeur artistique -qui fête ses dix ans à la tête de la maison de la rue de Bellechasse- a de nouveau fait appel à Nadia Lee Cohen. La protégée du regretté Martin Parr livre ici une série de clichés à la tension immédiate.

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Saint Laurent : Huis clos californien sous l'œil de Nadia Lee Cohen Une campagne magnétique aux airs de série B, portée par Hailey Bieber | Image 612864

Le décor est celui d'un huis clos californien, réduit à quelques objets totems : un fauteuil pour s'abandonner et une télévision capturant l'instant brut, transformant la scène en un plateau de tournage improvisé. L’esthétique s’affranchit du superflu pour nous plonger dans l’univers des séries B des années 1980, cette décennie qui plane sur les dernières saisons. Au centre de ce récit, Hailey Bieber. Qu’elle soit figée dans une pose lascive ou en mouvement pour ouvrir une baie vitrée vers l’extérieur, elle incarne une puissance souveraine. La force du dispositif réside dans ce double regard féminin : celui de Nadia Lee Cohen derrière l'objectif, soutenu par celui de la mannequin qui filme à son tour. Face à elles, l'unique figure masculine de la campagne devient un protagoniste secondaire, un objet observé par deux femmes.

Pour parfaire cette mise en scène, c’est la septième symphonie de Beethoven qui vient rythmer l'image. Ce contraste entre la noblesse classique et l'imagerie sulfureuse de la côte ouest, nous rappelle que Saint Laurent est vraiment la marque la plus sexy du luxe.