« Fashion is Art » : Ces créations françaises que l’on rêve de voir au Met Gala 2026 Derniers paris à quelques heures du Super Bowl de la mode
Les marches du célèbre musée new-yorkais vont prendre une toute autre allure ce soir. Recouvertes de rouge pour l’occasion, elles accueilleront l’une des guest lists les plus exclusives de l’année. Parmi les noms confirmés : le retour de Beyoncé après plusieurs années d’absence, et le duo iconique Rihanna & A$AP Rocky. Autre figure attendue, le milliardaire Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, et président d’honneur de cette édition qu’il aurait financé à hauteur de 10 millions de dollars. Une implication qui fait débat au point de diviser les stars : le Maire de New York Zohran Mamdani a décliné l’invitation prétextant s’atteler à « rendre abordable la ville la plus chère des Etats-Unis ». Idem du côté de Zendaya, la co-présidente de l’édition de 2024 ne foulera pas les marches du Metropolitan Museum of Art. Mais au-delà des polémiques, c’est le dresscode qui électrise la sphère mode : « Fashion is Art ». Anna Wintour tranche enfin le débat : la mode est un art majeur. Voici les créations françaises que l’on espère voir fouler le tapis rouge pour honorer cette vision.
Yves Saint Laurent : faire dialoguer les maîtres de la peinture
On ne présente plus la collection de 1965, où les lignes géométriques de Piet Mondrian se muaient en robes trapèze, marquant à jamais l’histoire de la mode. Mais Saint Laurent est allé bien plus loin dans cette exploration picturale. On espère secrètement voir sortir des archives les pièces de la collection printemps-été 1988, où les iris et les tournesols de Van Gogh explosaient en broderies vibrantes sur des vestes à la coupe impeccable. Ces pièces, véritables trésors du patrimoine ont été réalisées en collaboration avec la Maison Lesage, ont nécessité plus de 600 heures de travail manuel par pièce. Ici, la mode ne se contente pas d'imiter l'art ; elle devient le fruit d'un artisanat si minutieux qu'elle s'élève d'elle-même au rang d'œuvre inestimable.
Pour une mythologie spectaculaire avec Thierry Mugler
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Dans une veine plus théâtrale, l’univers de Thierry Mugler semble être une évidence pour ce thème. On se prend à rêver de revoir la silhouette iconique de « La Naissance de Vénus », issue du défilé monumental de la collection haute couture 1995-1996. S’inspirant directement du chef-d’œuvre de Botticelli, Mugler avait imaginé une robe fourreau d’où la femme semble éclore comme une perle d’une coquille de satin et de nacre. Cette approche, moins littérale que celle de ses contemporains, utilise le volume comme une crinoline moderne pour transformer celle qui la porte en une divinité de musée. La rappeuse Cardi B a déjà porté plusieurs robes de cette collection monumentale. Optera-t-elle de nouveau pour une des pièces de la collection pour cette édition du Met Gala ? Réponse ce soir.
Ashi Studio ou la volonté de sculpter les corps
Plus contemporaine mais tout aussi exigeante, la maison Ashi Studio, désormais pilier de la haute couture parisienne, propose une lecture architecturale du vêtement. Avec sa collection « Sculpted Clouds » pour la saison 2025-2026, le créateur délaisse la narration picturale pour se concentrer sur la forme pure. Ici, l’influence n’est plus la peinture, mais le deuxième art : la sculpture. La volonté du fondateur est claire : élever la couture au rang de structure monumentale. C’est un message plus subtil, où les références sont moins évidentes car elles ne citent pas un artiste en particulier, mais invoquent la discipline de la taille et du modelage dans son ensemble. Une option qui sierra parfaitement aux personnalités plus discrètes de la soirée.
Schiaparelli : l’héritage du surréalisme
Impossible également de ne pas mentionner Schiaparelli, dont l’ADN est intrinsèquement lié au mouvement surréaliste. L’année dernière, l’influenceuse Léna Mahfouf faisait une entrée remarquée au gala dans une création de la maison. Une consécration pour la créatrice de contenu qui avait déjà interviewé Anna Wintour dans le cadre de son podcast Canapé 6 places. Pour 2026, la collaboration entre Léna Situations et le directeur artistique Daniel Roseberry pourrait de nouveau faire des étincelles. Porter du Schiaparelli, c’est honorer le dresscode tout en livrant une leçon d’histoire de l’art. On se rappelle les visages poétiques dessinés par Jean Cocteau ou la célèbre robe « Squelette » conçue avec Salvador Dalí. Comme le soulignait Ghislaine Wood : « Dans le surréalisme comme dans la mode, le corps est tissé de fantaisie et littéralement réimaginé ». En choisissant cette maison, les invités transforment le tapis rouge en une exposition vivante où les fantômes d’André Breton et Leonora Carrington planent.
Dior Lady Art : le sac comme toile de maître
Enfin, la maison Dior pourrait surprendre par le biais de son projet « Dior Lady Art ». Depuis 2016, la marque transforme son sac iconique en toile vierge, invitant des artistes internationaux à y exprimer leur sensibilité. Pour cette neuvième édition, l’artiste Danielle Mckinney a transposé ses personnages féminins mélancoliques, souvent capturés dans l'intimité d'une chambre, sur le cuir du sac. Ici, la peinture se substitue à la broderie pour devenir un compagnon du quotidien. Si le Met Gala privilégie souvent les traînes kilométriques, ce sont parfois ces accessoires, véritables médiums artistiques, qui viennent sceller l’union entre le luxe et la création plastique.
Ces créations franchiront-elles les portes du Met ce soir ? Une chose est certaine : entre les mains des créateurs français, le thème « Fashion is Art » trouve ses plus belles lettres de noblesse, prouvant que la mode n’est jamais aussi puissante que lorsqu’elle accepte de se laisser contempler comme une œuvre d'art.