
Vincent Cassel, l’acteur star devenu icône de clips De Charli XCX à Oxmo Puccino
Acteur majeur du cinéma français, visage familier d'Hollywood et détenteur du César du meilleur acteur en 2009 pour son incarnation de Jacques Mesrine, Vincent Cassel a toujours cultivé un lien intime avec la culture et la musique rap. De la bande originale culte de La Haine jusqu'aux scènes de stades, le comédien n'a jamais cessé de prêter son image. Retour sur ses apparitions les plus marquantes.
« Camera » de Charli XCX ou les coulisses du star-system
Dernier coup d'éclat : sa présence dans le clip « Camera », quatrième extrait de l'album Music, Fashion, Film de Charli XCX (attendu le 24 juillet 2026). Réalisé par Aidan Zamiri, ce morceau aux influences hybrides — oscillant entre électronique et rock — interroge directement les paradoxes de la célébrité.
Dans la vidéo, Vincent Cassel interprète une vedette de cinéma confrontée à un tournage qui échappe progressivement à tout contrôle. Alors que son personnage doit tourner une scène de mort, les problèmes techniques et les erreurs s'accumulent. Une mise en abyme habile qui rappelle que derrière la perfection des images se cache surtout un parcours laborieux fait de prises successives.
Un choix de casting international majeur, mais qui ne manque pas d'alimenter la polémique. Si Cassel reste l'un des acteurs français les plus connus à l'étranger (Black Swan, La Haine), l'homme fait régulièrement débat. Le comédien est en effet au cœur de vives critiques, notamment accusé de misogynie après des propos tenus auprès du journal britannique The Guardian : « Si les hommes deviennent trop vulnérables et trop féminins, je pense qu’il va y avoir un problème. »
« Cheveux blancs » de Black M : l'effet miroir 21 ans après
L'histoire de Vincent Cassel avec les clips passe aussi par l'auto-référence. Vingt-et-un ans après le choc La Haine, l'acteur réitère l'expérience pour Black M dans le clip de « Cheveux blancs » en 2016.
Se plantant torse nu face à la caméra, il récite à nouveau la tirade culte d'Hubert (« C'est à moi que tu parles ? »), elle-même directement inspirée de la performance mythique de Robert De Niro dans Taxi Driver. Le visage marqué, la barbe et les cheveux hirsutes, le comédien alors âgé de 49 ans - en plein tournage du biopic sur Gauguin en Polynésie française - débarque à la fin de cette vidéo en noir et blanc.
Esprit de famille
La présence de Vincent Cassel dans la musique s'explique avant tout par sa fidélité à toute une communauté d'artistes. Pour le morceau « Quitte-moi » d'Oxmo Puccino, réalisé par Kim Chapiron - cofondateur du collectif Kourtrajmé avec Romain Gavras et dont Cassel est un pilier - l'acteur retrouve d'ailleurs Ludivine Sagnier, avec qui il partageait déjà l'affiche de L'Ennemi public n°1. Dans ce studio d'enregistrement où le rappeur vient poser, Cassel interprète un ingénieur du son. Cette apparition brève mais marquante confirme une proximité incontestable avec le rappeur, qu'il réaffirmera plus tard dans le clip « Les Potos », aux côtés d'Omar Sy.
Cette dynamique de bande se retrouve également en 2010 dans le clip « La réalité » du duo Amadou & Mariam. Tournée dans un salon de coiffure afro du centre de Paris, cette vidéo bon enfant voit Cassel retrouver une nouvelle fois Oxmo Puccino.
Hors-champ : le braquage en scooter au Stade de France
@debbiesoixantesept L’entrée de Jul avec Vincent Cassel au stade de France 2026 Vous avez la réf ? #jul #teamjul #stadedefrance #vincentcassel @Jul son original - Déborah Schmidt
L'histoire d'amour entre Vincent Cassel et la scène musicale ne se limite pas aux seuls plateaux de tournage. Lors de la série de concerts événements du rappeur marseillais JUL au Stade de France, l’apparition de l’acteur est devenue instantanément virale sur les réseaux sociaux.
Débarquant sur scène directement à bord d'un scooter au milieu d'une foule en délire, il a fendu le stade avant de lâcher au micro sa réplique mythique de La Haine. Une entrée spectaculaire qui prouve que, du cinéma d'auteur au rap le plus populaire, Vincent Cassel continue de traverser les époques et les univers.
Du rap parisien à la pop internationale, Vincent Cassel n'a jamais envisagé le clip comme une simple parenthèse dans sa filmographie, mais comme un terrain d'expérimentation à part entière. Qu'il ravive ses rôles cultes, serve de prête-nom à des projets audacieux ou déclenche la controverse, l'acteur confirme son statut à part : celui d'un monument du cinéma français incapable de rester gentiment à sa place.
























