
La chatte de Karl Lagerfeld serait-elle sur la paille ? 200 millions sur le papier, pas un centime pour les croquettes
France
03 Juin 2026
03 Juin 2026
Héritière autoproclamée « la plus riche du monde », Choupette, le célèbre Sacré de Birmanie de Karl Lagerfeld, n’aurait en réalité jamais touché le moindre centime de son colossal héritage. Sept ans après la mort du Kaiser, les millions promis se sont évaporés dans les méandres d'une succession qui traîne en longueur. Révélations sur un fiasco financier... félin.
Choupette, le chat adoré de Karl
À sa mort en 2019, Karl Lagerfeld laissait derrière lui la direction artistique de Chanel et Fendi et un immense héritage estimé à 200 millions de dollars. Un gâteau somptueux à partager entre ses proches : son assistant personnel Sébastien Jondeau, son filleul Hudson Kroenig, les mannequins stars Brad Kroenig et Baptiste Giabiconi, et… sa chatte, Choupette. « Je n’ai qu’un seul grand amour, ma chatte, Choupette », clamait haut et fort le couturier.
Seul problème, et de taille : en France, le droit civil est formel, un animal ne peut pas hériter. Qu'à cela ne tienne, le Kaiser de la mode avait tout prévu pour contourner la rigidité de la loi française en désignant une légataire universelle humaine chargée de veiller sur le félin. C’est ainsi que Françoise Caçote, l’ancienne gouvernante de confiance du styliste, est devenue la gardienne officielle du Sacré de Birmanie.
« Elle a sa propre petite fortune, c'est une héritière : s'il m'arrive quelque chose, la personne qui s'en occupera ne sera pas dans la misère », confiait Karl Lagerfeld à Marc-Olivier Fogiel en 2015. « L'argent des pubs où elle apparaît a été mis de côté pour elle. Choupette est une fille riche. »
Pour assurer le train de vie princier de son compagnon à quatre pattes, Lagerfeld avait ainsi sanctuarisé la coquette somme de 1,5 million de dollars. De quoi asseoir définitivement le statut de Choupette comme « le chat le plus riche du monde ».
Pactole fantôme et gamelle vide
Sauf que le conte de fées a tourné au vinaigre. Le Daily Mail a jeté un pavé dans la mare en révélant que la somme promise n'a, en réalité, jamais été versée à la gouvernante. Interrogée, Françoise Caçote ne cache plus son désarroi : « Nous n'avons absolument rien reçu. Je travaille à mi-temps pour m'occuper d'elle. Je fais de mon mieux pour honorer ses souhaits. »
Entre les blocages administratifs, les querelles d'inventaire et les lenteurs de la succession Lagerfeld, la réalité est brute : le chat le plus célèbre de la mode vit aujourd'hui sur les économies de sa gardienne. Choupette n'est pas encore à la rue, mais le vernis du luxe vient de prendre un sacré coup de griffe.
Choupette, influenceuse ou travailleuse précaire ?
À défaut d’avoir touché ses millions, le Sacré de Birmanie a dû se résoudre à faire comme le commun des mortels : bosser pour payer ses croquettes. Choupette s’est donc reconvertie avec succès dans le business de l’influence. Forte de son compte Instagram qui affiche près de 280 000 abonnés, elle abreuve sa « communauté » de clichés presque quotidiens théâtralisant sa vie de palace.
Dernier coup d'éclat en date : le félin vient de signer une collaboration récurrente avec l'enseigne Maisons du Monde. Oui, vous avez bien lu : un partenariat marketing en bonne et due forme entre la marque de mobilier et le chat du Kaiser. Un virage commercial qui assure au félin un joli complément de revenus, mais qui pose une sacrée question : Choupette court-elle les contrats publicitaires par pur plaisir des projecteurs, ou par obligation pour éponger le fiasco d'une succession fantôme ?