L’intime à nu : la nouvelle campagne Printemps-Été de Matières Fécales Matières Fécales transforme la rue des Francs-Bourgeois en un théâtre de l'intime où l'anonymat du masque devient l'ultime vérité
Sous l’objectif de Steven Raj, Hannah Rose devient la muse d’une collection qui déshabille les apparences au cœur du Marais. Derrière les masques de loup, le duo explore la frontière entre le spectacle public et la vérité de l’intime. Loin des studios aseptisés, c’est dans l’effervescence de la rue des Francs-Bourgeois que Matières Fécales a choisi d’ancrer sa nouvelle campagne Printemps-Été 26. Autour et à l’intérieur du Dover Street Market Paris, le duo créatif - composé d'Hannah Rose devant l’objectif et de Steven Raj derrière - livre une série de clichés « sans chichis », presque volés. Cette esthétique « sur le vif », capturée au milieu d'une foule de passants indifférents ou curieux, accentue le contraste radical des silhouettes. En plein Paris, Hannah Rose n’est plus seulement une créatrice : elle est une créature, une apparition dont l’étrangeté sublime le quotidien. À ses côtés, des amis du couple prennent aussi la pause.
Cette saison, la collection se révèle couche après couche, pétale après pétale. C’est d’abord cet ensemble tailleur rose aux épaulettes saillantes et sa jupe déchirée, ou encore un ensemble en denim baggy aux volumes généreux qui attirent l’oeil. Pourtant, l'essentiel se joue en dessous. En cherchant à montrer ce qui se cache sous l'armure, la marque dévoile des pièces intimes, des dessous délicats et des corsets qui redessinent le corps.
Le fil conducteur de la collection est sans doute l’accessoire le plus paradoxal de leur vestiaire : le loup - qui trouve grâce aux yeux de l’actrice Sarah Paulson qui en a arboré un au Met Gala. Ce masque, élément dérivé du spectacle mais aussi outil de dénonciation, permet ici un anonymat protecteur tout en focalisant l’attention sur une bouche rouge passion. Il ne sert pas à dissimuler, mais à libérer, devenant l'outil d'une performance quotidienne où l'on s'affranchit du regard de l'autre pour mieux se reconnecter à son identité profonde.
Pour Steven Raj et Hannah Rose, cette collection marque une étape dans l'évolution de leur marque. Ce qui n'était autrefois qu'un dialogue esthétique entre deux êtres est devenu une philosophie de vie partagée par une communauté grandissante, mêlant adeptes de la première heure et nouveaux convertis. L’idée de cette collection est née d’une exploration de ce que la beauté signifie pour eux, avec l’expression de l’individualité d’Hannah comme point de départ. Aujourd’hui, leur identité si personnelle et intime peut enfin être partagée à travers les pièces de cette collection. En ouvrant ce dialogue singulier à leur communauté, ils espèrent aider ceux qui les entourent à se sentir beaux dans leur propre apparence, aussi singulière soit-elle.