5 choses à faire ce week-end à Paris Du 8 au 10 mai
En un clin d'œil, la semaine touche à sa fin, et voilà que le week-end se profile à l'horizon. En parallèle, le printemps a fait son grand retour pour mettre fin à nos souffrances hivernales. Il est temps de profiter des températures anormalement douces et des journées à rallonge en vous aventurant hors de votre cocon. Plus que jamais, les rues bourdonnent d'activités pour satisfaire tous les goûts. Découvrez dès maintenant ce que la ville vous réserve pour ce week-end.
Où manger: Chez Billy Blue
Ouvert en février dans une rue calme, à deux pas du Sacré-Cœur, Billy Blue s’est déjà installé dans le paysage de Montmartre. On y croise des voisins, des familles, quelques touristes et des habitués du quartier, ce qui laisse présager une adresse installée pour durer. Le restaurant, imaginé par Clara Tournier et Kira Arnal, repose sur une idée plutôt simple: faire dialoguer Paris et la Californie. En cuisine, le pizzaiolo Bastien Decock, formé à la pizza napolitaine, garde cette texture aérienne caractéristique tout en cherchant le croustillant plus franc qu’on associe aux pizzas américaines. Résultat, une pâte fine, fermentée 48 heures, à la fois légère et bien saisie. À la carte, quelques classiques comme la marinara ou la margherita, mais surtout des créations maison : la I <3 LA aux jalapeños rôtis, la I <3 NY au pepperoni, ou la I <3 Little Italy aux boulettes de viande et sauce vodka. Autour, les assiettes suivent le même fil : onion rings, maïs grillé sauce chipotle, Green Goddess salad, puis tiramisu (aérien à souhait) ou s’mores citron pour finir, à accompagner de cocktails et de vins sourcés entre la Californie et la France. Une adresse de quartier qui ne force pas le trait, avec une vraie attention au détail et des portions pensées pour tenir jusqu’à la dernière part.
15 Rue André del Sarte, 75018 Paris
À découvrir: “Making faces” de Carlijn Jacobs
On passe beaucoup de temps à essayer de ressembler à quelque chose. Making Faces part du principe inverse : et si on pouvait devenir quelqu’un d’autre, juste pour voir. Avec ce nouveau livre présenté hier soir chez Nuovo, la photographe néerlandaise Carlijn Jacobs revient à un souvenir très simple, celui des visages maquillés de l’enfance. Le projet rassemble des portraits d’enfants transformés par le face painting, réalisés avec Yvonne Zonneberg, puis prolongés par des costumes signés Robbie Spencer. À partir de gestes assez basiques, le maquillage devient ici un point de départ. Les visages se déforment, se réinventent, glissent vers des identités provisoires, parfois étranges, jamais figées. Ce qui intéresse Jacobs n’est pas tant la beauté que la possibilité de transformation. Dans ces images, le maquillage ne corrige rien, il ouvre des pistes. On retrouve une forme de liberté un peu oubliée, celle de jouer à être autre chose sans avoir à le justifier.
Où s’amuser: À Central Chapelle
Dans le 18e, ce nouveau lieu tente de condenser plusieurs vies en une seule adresse. Central Chapelle, ouvert hier au sein de l’adidas arena, est porté par Allo Floride avec Collé Braisé. On arrive pour un café en journée, on s’installe sur une des terrasses, puis la soirée glisse assez naturellement vers un concert ou un DJ set. L’espace est structuré autour d’un grand marquage au sol inspiré des terrains de sport et fonctionne comme un parcours. Au centre, une salle modulable d’environ 700 places accueille lives et formats club. Côté programmation, les premières dates donnent une idée du ton, entre SHADES, Célia Kameni ou encore une soirée Planète House avec Astels et Émile Londonien. L’offre culinaire suit le même rythme. Plusieurs comptoirs cohabitent, de Collé Braisé à Clotaire Poirier, qui lance ici son concept autour du poulet frit, ou Diadié Diombana avec ses grillades afro-caribéennes. Une pizzeria napolitaine complète l’ensemble, pensée pour les allers-retours entre deux sets ou pour s’attarder un peu plus.
4 Esp. Alice Milliat, 75018 Paris
Où faire son shopping: Chez Globaljo
Repérée pour ses portefeuilles en forme de vestes miniatures, Globaljo développe à Paris un vestiaire plus construit, entièrement fait main et produit à la commande. Derrière la marque, Joseph Pléssix, passé par l’IFM, inscrit son travail dans une réflexion assez nette sur la silhouette. Les pièces jouent sur les volumes et les proportions, avec des coupes qui déplacent légèrement les lignes sans tomber dans le conceptuel. On retrouve une attention particulière aux superpositions et à la structure du vêtement, l’ensemble reste maîtrisé, avec une production en petites séries. Une marque à suivre et dont les prochaines évolutions seront à observer de très près.
Où faire la fête: Avec Boiler Room au Parc Floral
Difficile d’échapper à Boiler Room aujourd’hui. Lancée à Londres en 2010 avec une webcam scotchée dans un entrepôt et quelques DJ locaux, la plateforme a peu à peu redéfini la manière de consommer la musique électronique. Le format est devenu un standard, au point d’être copié partout. Depuis, Boiler Room a grandi, voyagé et parfois changé d’échelle, sans complètement perdre ce qui fait sa signature. Depuis hier et jusqu’à samedi matin, le concept s’installe au Parc Floral de Paris. Même logique, mais dans un format plus ouvert. De 20h à 6h, la programmation s’étire entre figures établies et scènes plus pointues de la scène électronique, avec notamment Chris Stussy, Cassius, Helena Hauff, Héctor Oaks ou encore Trym.
Rte de la Pyramide, 75012 Paris