Gucci en passe de ne pas renouveler son bail de l’Avenue Montaigne L’adresse prestigieuse du 8ème arrondissement de Paris bientôt fermée ?

D’après les révélations du média d'investigation Glitz, l’enseigne florentine serait sur le point de se séparer de son adresse historique, située au cœur du prestigieux Triangle d’Or parisien. Alors que le bail du flagship arrive à échéance à la fin de l’année, ni Gucci ni sa maison-mère, le groupe Kering, n'ont encore entrepris de démarches pour le renouveler. Un flou renforcé par le mutisme de la direction, qui n'a pas souhaité donner suite aux sollicitations du média d’enquête.

Une restructuration globale du réseau de boutiques

Cette fermeture potentielle, certes impactante pour la visibilité de la marque, n’est pas tout à fait une surprise. Elle s'inscrit en réalité dans une stratégie globale de rationalisation du réseau de vente au détail de la maison italienne. Rien que l'année dernière, la marque au célèbre monogramme GG a ainsi baissé le rideau de 32 points de vente à travers le monde.

Avec ses 1500m2, l'écrin de l’Avenue Montaigne pourrait être le prochain à s'ajouter à la liste. Pour autant, ce désengagement ne signifie pas que Gucci délaisse la scène parisienne. La marque prépare activement sa riposte immobilière avec l'ouverture prochaine d'un nouveau vaisseau amiral stratégique, idéalement situé à l’angle de la rue Saint-Honoré et de la rue Castiglione dans le 1er arrondissement de Paris. 

En coulisses, une bataille juridique et financière

Au-delà des simples arbitrages commerciaux, cette hésitation cache un bras de fer féroce avec la famille La Bédoyère-Bucaille, propriétaire des murs depuis 1910. Le conflit a d'ailleurs pris une tournure officielle l'année dernière, lorsque le groupe Kering et les bailleurs ont porté leur différend devant la justice.

Le nœud de la discorde repose entièrement sur le montant du loyer. Jusqu'à présent, Gucci bénéficiait d'un tarif historiquement bas au regard des prix astronomiques pratiqués sur le marché de l'Avenue Montaigne. Les propriétaires souhaitent désormais réévaluer ce montant pour l'aligner sur la valeur réelle du quartier, une augmentation que le géant du luxe semble rechigner à acter en pleine période de transition économique pour la marque. Reste à savoir si ce silence radio est une ultime stratégie de négociation ou le signe définitif que Gucci s'apprête à tourner une page emblématique de son histoire parisienne.

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