5 choses à faire ce week-end à Paris Du 13 au 15 mars

En un clin d’œil, la semaine s’achève et le week-end se profile à l’horizon. L’heure est venue d’enfiler vos plus beaux pardessus et de savourer les derniers jours d’hiver avant l’arrivée tant attendue du printemps. Les rues fourmillent d’activités, parfaites pour satisfaire tous les goûts. Découvrez dès maintenant ce que la ville vous réserve pour ce week-end. 

Où manger: Au Bistrot Ordinaire 

Fraîchement ouvert rue Keller, Bistrot Ordinaire porte un nom volontairement modeste. Derrière la façade en bois discrète, l’adresse dévoile pourtant une table bien plus singulière qu’elle ne le laisse penser. Dans un décor vintage soigneusement préservé, avec nappes blanches, tables en bois et comptoir patiné, le lieu cultive l’allure d’un bistrot ancien tout en proposant une cuisine contemporaine. Aux commandes, le chef autodidacte Shan, passé par un long road trip culinaire à travers l’Europe avant de poser ses valises à Paris. Ancien architecte d’intérieur, il a repensé le lieu sans en effacer les traces du temps. En cuisine, l’approche reste instinctive et collective, portée par une petite équipe aux profils variés. Les assiettes mêlent influences européennes et asiatiques, avec des propositions qui évoluent selon la saison et l’inspiration. Le tout s’accompagne d’une sélection de vins naturels et d’un menu volontairement resserré. Régulièrement, le bistrot invite aussi des chefs en résidence, comme Daniel Morgan l’an dernier, qui viennent prendre les commandes des fourneaux le temps de quelques semaines, transformant l’adresse en terrain de jeu culinaire temporaire.

19 Rue Keller, 75011 Paris

À découvrir: Le cinéma de Wong Kar-Wai au Louxor 

Depuis mercredi, Le Louxor consacre une mini-rétrospective au cinéma de Wong Kar-wai, avec plusieurs de ses films projetés en copies restaurées 4K. La programmation revisite quelques jalons essentiels de sa filmographie, de Chungking Express à Fallen Angels, en passant par l’incontournable In the Mood for Love. Des films où Hong Kong apparaît comme un décor mouvant, saturé de néons et de musique, traversé par des personnages qui s’aiment, se manquent et errent dans la nuit. Certaines séances seront présentées par le critique et cinéaste Thierry Jousse, spécialiste de l’œuvre du réalisateur hongkongais.  Une belle occasion de revoir ces films qui, à la fin des années 1990 et au début des années 2000, ont profondément façonné l’imaginaire visuel d’une génération.

170 Bd de Magenta, 75010 Paris

Où s’amuser: Chez Print 

Avec l’arrivée des beaux jours, Paris manquait peut-être justement de ce type d’endroit : un lieu où l’on peut passer l’après-midi, dîner, écouter de la musique et tomber sur une exposition sans avoir à entreprendre une expédition en périphérie pour rejoindre un énième tiers-lieu (no shade, nous en sommes friands). Jusqu’au 7 juin, PRINT pourrait bien remplir ce rôle en investissant un ancien immeuble de bureaux du 20ème, transformé pour trois mois en capsule culturelle de 3 000 m² ouverte et gratuite. Né à Arles pendant les Rencontres de la photographie, le projet prend ici une nouvelle dimension. Le bâtiment est structuré autour d’une scénographie baptisée The Office, qui détourne les codes du monde du travail pour en faire un parcours artistique vertical. Les étages centraux accueillent expositions, talks et projections autour d’une programmation photographique imaginée par Marine Billet et Camille Denoix, tandis que la nuit s’installe plus haut avec un club signé Cracki Records, où DJ sets et lives réunissent des artistes proches du label comme Didi Han, Zaltan ou Cezaire. Entre les deux, un café-bibliothèque conçu avec Causier offre une respiration plus calme : on y feuillette des livres, on travaille ou l’on prolonge la visite autour d’un café. Au cinquième étage, la table est menée par Alexis Bijaoui, avec une cuisine de saison ponctuée de dîners à quatre mains avec des chefs invités. En semaine, la Print’zzeria de Marthe Brejon complète l’ensemble avec des pizzas au levain longuement fermenté. Entre restaurant, club, bibliothèque et exposition, PRINT fonctionne ainsi comme un lieu à parcourir librement, étage par étage.

26 Rue Sorbier, 75020 Paris

Où faire son shopping: Avec Etam et Miaou 

Avec Etam × Miaou, la rencontre repose sur un terrain commun : le corset. D’un côté, l’expertise corsetière d’Etam ; de l’autre, l’esthétique rétro-futuriste d’Alexia Elkaim, fondatrice du label Miaou, qui a largement contribué à remettre cette pièce au centre du vestiaire contemporain. Fondée en 2016 entre la France et la Californie, Miaou s’est imposée avec une vision très affirmée de la féminité, sexy, cool, un peu 90s, qui a rapidement séduit une génération d’icônes pop et mode. La collaboration décline cet ADN dans une collection de lingerie et de prêt-à-porter léger où se croisent robes babydoll, bloomers, bustiers et strings en satin. Les matières jouent le contraste : satin blush et noir, mesh léopard, coton côtelé gris, avec des effets de layering en trompe-l’œil. Résultat, un vestiaire sensuel mais accessible, à la croisée de la Parisienne et de l’American girl. La collection est disponible en ligne et dans une sélection de boutiques Etam, avec des prix volontairement plus doux que ceux habituellement associés à Miaou. 

Où faire la fête: Au Vinyle Village à La Rotonde 

Rendez-vous annuel des diggers avant l’arrivée officielle du printemps! Le 14 mars, Vinyle Village revient pour une édition XXL à La Rotonde Stalingrad. Un spot presque paradoxal : en plein cœur de Paris, mais suffisamment à l’écart de l’agitation de l’hypercentre pour que la journée s’étire tranquillement, entre bacs de disques et DJ sets. La première partie se vit comme une foire musicale de quartier. De 16h à 22h, le marché rassemble disquaires, friperies et créateurs indépendants, avec de quoi boire et manger. L’occasion parfaite de prendre le temps, discuter musique et commencer la soirée doucement. À partir de 22h, changement d’ambiance. Trois scènes prennent le relais jusqu’au petit matin avec treize artistes et une programmation qui navigue entre house profonde, textures minimales, breaks et sons hybrides. Une manière assez naturelle de passer de la chasse aux vinyles au dancefloor, sans quitter la Rotonde.

6-8 Pl. de la Bataille de Stalingrad, 75019 Paris