
Le bandana est la seule véritable grande tendance de chaque été Du durag au foulard noué autour du cou, les grands classiques ne disparaissent jamais et reviennent sans cesse
Certaines tendances ne se démodent jamais. C'est le cas du bandana, un accessoire qui, au fil des décennies, a toujours trouvé ses adeptes dans des contextes variés, évoluant au gré des cultures, des esthétiques et des références stylistiques. Tupac portait le durag dans les années 90, Leila Khaled arborait le keffieh, et Audrey Hepburn portait un foulard noué sur la tête — tout comme Zendaya, Bella Hadid et Zoë Kravitz le font aujourd'hui.
Mais si retracer l'histoire du bandana peut sembler une entreprise complexe, il est en revanche assez simple de comprendre pourquoi cet accessoire s'impose avec autant de force dans la culture pop et le street style : c'est une histoire de politique, de mode vintage et d'envie de se démarquer.
Au début des années 2000 — grâce en partie à Carrie Bradshaw dans Sex & the City, et en partie aux looks époustouflants de Paris Hilton et Nicole Richie dans The Simple Life — le bandana était un accessoire vintage à associer à des tenues modernes, des tops bustier aux autobronzants. Aujourd'hui, en revanche, les it-girls assument pleinement le look rétro intégral.
Citons Gracie Abrams à Glastonbury, qui a porté des bandanas rouges et bleus tout au long du festival, déclenchant l'enthousiasme de ses fans — dont beaucoup ont lu dans ces deux couleurs un symbolisme renvoyant à sa discographie. Ou encore Dua Lipa, qui a arboré l'accessoire à maintes reprises lors de sa lune de miel en Italie, qui coïncidait avec l'une des vagues de chaleur les plus intenses jamais enregistrées.
Récemment, aux côtés de l'indémodable imprimé cachemire, le simple bandana blanc gagne lui aussi du terrain de manière significative. Renate Reinsve, l'actrice principale du dernier film de Joachim Trier, Sentimental Value, en portait un lors des récents European Film Awards dans un look Calvin Klein. Bien avant elle, Hunter Schafer en avait arboré un à Cannes pour compléter son ensemble Prada, tandis qu'il y a tout juste quelques jours, Zendaya a choisi un bandana blanc Jacquemus pour le tapis rouge d'Odyssey, le prochain film de Christopher Nolan.
Pour beaucoup, porter un bandana signifie simplement ajouter une touche de couleur à une tenue qui en manque, se protéger du soleil estival et s'amuser avec son style personnel. Pour d'autres, en revanche, l'accessoire revêt une signification culturelle et politique bien précise. C'est le cas de Bella Hadid, qui au fil des années a exprimé son soutien à la cause palestinienne à travers ses choix vestimentaires — notamment une robe ornée du même motif que le keffieh, le foulard devenu symbole de solidarité et de résistance. Quoi qu'il en soit, le bandana continue de fasciner, et à en juger par ses apparitions de plus en plus fréquentes sur les tapis rouges, cet accessoire semble bien parti pour faire parler de lui bien au-delà de la fin de l'été.














































